On me contacte souvent avec cette phrase : « on ne nous trouve pas sur Google ». Neuf fois sur dix, la cause est dans cette liste, et le dirigeant pouvait la constater lui-même. Les points sont dans l'ordre : chacun rend le suivant inutile s'il n'est pas réglé.
1. Google connaît-il seulement votre site ?
Tapez dans Google `site:` suivi de votre adresse, sans espace : site:votre-entreprise.fr. Vous obtenez la liste des pages que Google a enregistrées.
Aucun résultat ? Votre site est invisible parce qu'il n'est pas dans l'index, pas parce qu'il est mal classé. C'est une panne, pas un problème de référencement, et tout ce que vous paieriez avant de la régler serait perdu. Deux pages alors que le site en compte trente ? Le reste n'a jamais été exploré.
C'est la seule vérification qui compte vraiment avant les autres. Un site absent de l'index ne se classe pas mal : il n'existe pas.
2. Que dit Google de vous quand il vous affiche ?
Dans la liste obtenue au point précédent, lisez la ligne bleue et les deux lignes grises en dessous, telles qu'un client les voit.
Si la ligne bleue dit « Accueil » ou « Bienvenue sur notre site », vous perdez le seul endroit où vous pouviez dire votre métier et votre ville. Si les lignes grises sont un bout de phrase coupé au milieu, personne ne les a écrites. Ces deux textes se corrigent page par page, et c'est le travail le plus rentable du référencement.
3. Combien de temps met votre page à s'afficher sur un téléphone ?
Coupez le wifi de votre téléphone, ouvrez votre site, comptez à voix haute. Au-delà de trois secondes, vous avez déjà perdu une partie des visiteurs, et Google le sait avant vous : il mesure ce délai chez les vrais visiteurs.
Le coupable est presque toujours le même : des photos envoyées telles qu'elles sortent de l'appareil, en plusieurs mégaoctets, redimensionnées par le navigateur au lieu de l'être avant.
4. Tapez votre métier, puis votre ville
« Électricien Arras », « traiteur Bapaume ». C'est ce que tapent vos clients, jamais le nom de votre entreprise, qu'ils ne connaissent pas encore.
Regardez qui occupe le bloc avec la carte, en haut. Si vous n'y êtes pas, le sujet n'est pas votre site : c'est votre fiche d'établissement, gratuite, et c'est le meilleur rapport effort-résultat de tout le référencement. Métier + ville : le référencement local en pratique détaille la marche à suivre.
5. Y a-t-il une page par chose que vous vendez ?
Une page « Nos services » qui énumère six prestations en un paragraphe chacune ne se classera sur aucune des six. Google classe des pages, pas des entreprises, et il lui faut une page par intention de recherche.
Six pages qui traitent chacune un service, avec ses mots, ses exemples et ses tarifs de départ, valent mieux qu'une page qui les survole. C'est plus long à écrire, et c'est là que se joue l'essentiel.
6. Vos pages se ressemblent-elles trop ?
Le cas classique : quatre pages de villes identiques au nom de la commune près. Elles ont été fabriquées pour Google, il le voit, et il n'en garde aucune.
Une page de ville se justifie si elle dit quelque chose de cette ville : des chantiers que vous y avez faits, vos délais d'intervention, une contrainte locale. Sinon, mieux vaut une seule page bien écrite.
7. Le cadenas est-il dans la barre d'adresse ?
Votre adresse doit commencer par https, avec un cadenas fermé à côté. Sans lui, le navigateur affiche « Non sécurisé » à côté de votre nom, ce que voient tous vos visiteurs, et Google le compte comme un signal négatif.
Le certificat qui donne ce cadenas est gratuit et se renouvelle tout seul. S'il manque, c'est l'affaire d'une heure.
8. Quand le site a-t-il changé pour la dernière fois ?
Un site qui n'a pas bougé depuis trois ans envoie un signal simple : plus personne ne s'en occupe. Ce n'est pas la fréquence de publication qui compte, c'est le signe de vie.
Deux pages ajoutées dans l'année, une actualité par trimestre, des horaires à jour : cela suffit. Un blog alimenté deux mois puis abandonné fait plus de mal qu'un site sans blog.
Ce que je ne vous conseille pas de faire vous-même
Les huit points ci-dessus se vérifient et se corrigent en grande partie sans compétence technique. D'autres non, et autant le dire franchement.
Les données structurées, ce code invisible qui explique votre activité aux moteurs et fait apparaître les étoiles et les horaires dans les résultats. Mal posées, elles sont ignorées ; mal déclarées, elles se retournent contre vous.
L'achat de liens. On vous le proposera par courriel, à prix cassé. C'est la seule chose de cette page qui peut faire disparaître votre site pour de bon.
Le maillage entre vos pages, qui décide de la façon dont Google circule chez vous. Ça se réfléchit une fois, sur l'ensemble du site, pas page par page.
Ce que cette liste ne remplace pas
Ces huit points corrigent ce qui vous empêche d'apparaître. Ils ne vous mettent pas devant un concurrent qui travaille son référencement depuis cinq ans : c'est un autre chantier, plus long, et qui commence toujours par ceux-là.
Vous avez fait le tour et quelque chose cloche ? Envoyez-moi l'adresse de votre site : je regarde ces huit points et je vous dis ce qui manque, et ce qui ne manque pas. Voir aussi Référencement & Google Ads.

