Bien choisir18 août 20265 min de lecture

Cinq questions à poser avant de signer avec un prestataire web

Elles tiennent en cinq phrases, elles se posent au téléphone, et elles vous éviteront la situation que je rencontre le plus souvent : un client qui ne peut plus toucher à son propre site.

1. À qui appartiennent le code, le domaine et les données ?

La bonne réponse est « à vous », sans hésitation, et elle se vérifie : le nom de domaine est enregistré à votre nom, l'hébergement est facturé à votre société, le code est déposé sur un dépôt dont vous avez les accès. Si le prestataire est propriétaire de l'un des trois, vous êtes locataire de votre propre présence en ligne.

2. Que se passe-t-il si vous n'êtes plus là ?

Question désagréable, réponse essentielle. Un prestataire sérieux vous remet la liste de vos accès et une documentation suffisante pour qu'un autre reprenne le travail. Je reçois régulièrement des appels de dirigeants dont l'agence a fermé : dans le meilleur des cas on récupère tout en une journée, dans le pire il faut reconstruire.

Un bon prestataire organise sa propre remplaçabilité. Celui qui s'y refuse ne protège pas son travail : il protège sa facturation.

3. Comment gérez-vous mes anciennes adresses ?

Cette question ne concerne que les refontes, et elle est le meilleur détecteur de sérieux qui existe. Si la réponse mentionne un inventaire des adresses actuelles et un plan de redirections, vous parlez à quelqu'un qui a déjà perdu, ou sauvé, un référencement. Si elle est vague, le risque est pour vous.

4. Qui va réellement faire le travail ?

Vous discutez avec un commercial, un chef de projet, ou celui qui écrira le code ? Ce n'est pas une question de taille : une agence de vingt personnes peut très bien répondre. Mais vous avez le droit de savoir combien d'intermédiaires il y aura entre votre problème et la personne qui le résout, parce que chaque intermédiaire est une chance de plus que votre besoin soit mal compris.

5. Que se passe-t-il après la mise en ligne ?

Un site n'est pas fini le jour où il est publié : mises à jour, sauvegardes, correctifs, petites évolutions. Demandez ce qui est inclus, pendant combien de temps, et à quel tarif ensuite. Un « on verra » signifie qu'à la première panne vous serez seul, ou facturé au tarif d'urgence.

Le signe qui ne trompe pas

Un prestataire qui vous dit franchement qu'une partie de votre demande ne vaut pas le coup est plus fiable que celui qui dit oui à tout. Le premier arbitre avec vous ; le second vous vendra tout, y compris ce dont vous n'avez pas besoin, et vous laissera avec un outil que personne n'utilise.

Posez-moi ces cinq questions : appelez-moi ou écrivez-moi, les réponses tiennent en dix minutes.

Dans cet article

Un cas qui ressemble au vôtre ? Parlons-en.

Trente minutes au téléphone ou en visio, sans engagement. Et si votre besoin ne justifie pas de développement, je vous le dirai.

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