À quoi ressemblerait votre boutique sur mesure

Six écrans d'une boutique qui embarque une logique. Un produit fabriqué à la demande, un prix qui dépend de dix paramètres, des contraintes que l'atelier ne peut pas contourner, et une gestion qui cesse d'ignorer les commandes. L'exemple pris ici est un atelier de gravure ; la mécanique vaut pour tout produit configuré.

Ce que vous regardez

Ces écrans sont des illustrations, pas des captures d'un outil livré. L'atelier, les produits et les montants sont inventés ; aucune entreprise réelle n'y figure. Ils montrent la forme que prendrait la mécanique, pas un produit à acheter : le vôtre serait dessiné à partir de votre façon de fabriquer et de vendre.

Les écrans

Six écrans, dans l'ordre où le travail les traverse

Chaque écran ne montre que ce qu'un métier a besoin de voir. Le reste existe, ailleurs, pour quelqu'un d'autre.

Planche A Configurer et calculer

Configurateur de produit fabriqué à la demande : choix du matériau, des dimensions, de la gravure et de la finition, avec les options impossibles écartées et leur motif ; le prix et le délai de fabrication se recalculent à chaque choix.
Données fictives, aucun client réel.

Le prix se recalcule à chaque choix, et les combinaisons que l'atelier ne sait pas produire disparaissent avant la commande. Aucun devis manuel, aucun appel pour expliquer au client que ce qu'il a commandé n'existe pas.

Planche B Les règles de prix

Back-office des règles de prix : coefficients par matière, tranches de dimensions avec majoration, remises par quantité, incompatibilités entre options et délais associés, avec un simulateur qui montre le prix obtenu sur un exemple.
Données fictives, aucun client réel.

C'est ici que vit votre métier. Coefficient par matière, seuil de découpe spéciale, remise par quantité, incompatibilité entre une patine et un support : chaque règle s'écrit une fois et s'applique partout.

Planche C Produire ce qui a été vendu

File de fabrication de l'atelier : commandes classées par échéance avec matière, dimensions, finition et fiche de production, chutes de matière réutilisables proposées, et charge de l'atelier sur les jours à venir.
Données fictives, aucun client réel.

Chaque commande arrive à l'atelier configurée, avec sa fiche de production et son échéance. Personne ne rappelle le client pour lui demander ce qu'il voulait, et la chute de laiton disponible est proposée avant d'entamer une plaque neuve.

Planche D Abonnements et échéances

Gestion des abonnements : échéancier des prochaines livraisons et prélèvements, abonnements en pause avec leur date de reprise, cartes bancaires arrivant à expiration, changements de formule et résiliations, avec le chiffre d'affaires récurrent du mois.
Données fictives, aucun client réel.

Une formule récurrente n'est pas une commande qui se répète : il y a des pauses, des reprises, des changements de formule en cours de route, des cartes qui expirent. Chacun de ces cas se voit avant qu'il coûte un client.

Planche E La boutique et la gestion, reliées

Écran de liaison entre la boutique et les outils de gestion : suivi des échanges entre boutique, stock, expédition et comptabilité, avec le nombre de commandes traitées, les échanges en erreur et le détail de ce qui a échoué et pourquoi.
Données fictives, aucun client réel.

Une commande payée descend en fabrication, sort du stock, part en expédition et remonte en comptabilité sans qu'une seule ligne soit retapée. Et quand un envoi échoue, il se voit ici plutôt que dans un mail client trois jours plus tard.

Planche F Migrer sans couper

Écran de reprise de données lors d'une migration de boutique : volumes repris par table avec les écarts détectés, contrôles de cohérence avant bascule, plan de redirections des anciennes adresses et fenêtre de bascule prévue.
Données fictives, aucun client réel.

Reprendre une boutique, c'est reprendre ses clients, ses commandes, ses avis et ses adresses. C'est le métier que j'ai exercé sept ans, et l'endroit où la plupart des projets se cassent : on contrôle avant de basculer, pas après.

Périmètre

Ce que l'application fait

Le périmètre d'une première version utilisable en production. Chaque bloc peut être livré seul : on commence par celui qui vous coûte le plus cher aujourd'hui, et le suivant s'y raccroche.

01

Configurateur de produit

Matière, dimensions, options, gravure, quantité. Le prix et le délai suivent chaque choix, et les combinaisons impossibles ne s'affichent pas.

02

Règles de prix

Coefficients, seuils, tranches, remises par quantité, tarifs par client. Écrites une fois, appliquées partout, modifiables sans développeur.

03

Contraintes de fabrication

Ce que l'atelier ne sait pas produire est écarté avant la commande, avec le motif affiché au client.

04

Fiche de production

Chaque commande descend à l'atelier configurée, avec ses cotes, sa matière et son échéance. Plus de devis retapé.

05

Chutes et matières

Les chutes réutilisables sont proposées avant d'entamer une pièce neuve. Sur du laiton, ça se voit sur la marge.

06

Abonnements

Formules récurrentes, pauses, reprises, changements en cours de route. Livraison et facturation restent synchronisées.

07

Relances de paiement

Carte expirée, prélèvement rejeté, relance et reprise automatiques. Un abonné ne se perd pas sur un incident bancaire.

08

Modules PrestaShop et WooCommerce

Quand la boutique existe et fonctionne, on ajoute le module qui manque plutôt que de tout refaire.

09

Liaison avec votre gestion

Stock, expédition, comptabilité. Une commande payée traverse la chaîne sans ressaisie, et les échecs remontent.

10

Expéditions et suivi

Étiquettes, numéros de suivi, notifications au client. Le transporteur cesse d'être un onglet séparé.

11

Reprise de données

Clients, commandes, avis, adresses, fichiers. Contrôlés avant bascule, avec le détail des écarts.

12

Redirections et référencement

Les anciennes adresses continuent de fonctionner. Une migration ne doit pas coûter votre position acquise.

Comparaison

Sur mesure ou logiciel du marché

PrestaShop, WooCommerce, Shopify : les plateformes font très bien ce pour quoi elles sont faites, et je m'appuie dessus quand c'est le bon choix. La question n'est pas de les remplacer, mais de savoir où s'arrête ce qu'un module du commerce sait faire de votre produit.

Ce qu'une plateforme fait mieux

  • Le socle. Panier, paiement, comptes clients, factures, taxes. Tout cela existe, est éprouvé, et il n'y a aucune raison de le réécrire.
  • Le coût d'entrée. Une boutique standard peut être en ligne en quelques jours. Un développement spécifique demande un investissement de départ.
  • L'écosystème. Transporteurs, moyens de paiement, marketplaces : les connecteurs existent déjà et sont maintenus par d'autres.
  • La sécurité et les mises à jour. Correctifs, conformité des paiements, évolutions réglementaires suivies pour tous les utilisateurs à la fois.

Ce que le sur mesure fait mieux

  • Votre produit tel qu'il est. Un prix qui dépend de dix paramètres, une contrainte d'atelier, une combinaison interdite. Aucun module d'attributs ne modélise ça, et l'empiler d'extensions finit par coûter plus cher que de l'écrire.
  • Les commandes impossibles. Sur une boutique standard, elles passent et se règlent au téléphone. Ici elles n'existent pas, ce qui vaut autant pour la marge que pour la réputation.
  • La fin des devis manuels. Si vos clients vous écrivent pour connaître un prix, ce prix suit une règle. Une règle s'écrit, et le devis se calcule tout seul.
  • Une chaîne, pas des îlots. Boutique, atelier, stock, expédition et comptabilité reliés. C'est la ressaisie entre ces étapes qui coûte, pas la boutique elle-même.
  • Une reprise contrôlée. J'ai piloté pendant sept ans un outil de migration de données. Une bascule se prépare, se contrôle et se rejoue à blanc avant le jour J.
  • Vous êtes propriétaire. Du code, des données et de votre référencement. Pas de commission sur les ventes, pas de dépendance à un module dont l'auteur disparaît.

Quand il ne faut pas partir sur du sur mesure

Si vous vendez des produits finis en stock, avec des tailles et des couleurs, une boutique standard fait le travail et la refaire n'apporterait rien. Je vous le dirai au premier échange.

Souvent, la bonne réponse n'est pas une boutique sur mesure mais un module sur mesure dans la boutique que vous avez déjà. On garde le socle, on écrit la partie que personne ne sait faire à votre place, et ça coûte une fraction du reste.

Le sur mesure complet se justifie quand la logique de vente est le produit : configuration, contraintes de fabrication, abonnements imbriqués. C'est le périmètre des six écrans ci-dessus.

La suite

Ces écrans valent pour une entreprise type. Le vôtre commencerait par un échange où vous me décrivez comment vous travaillez aujourd'hui, y compris les tableurs que vous ne montrez à personne.