À quoi ressemblerait votre outil de gestion

Six écrans d'une application de gestion pour une entreprise d'électricité de dix à quarante personnes. Du chiffrage à la situation de travaux, en passant par les heures saisies sur le chantier. Un seul endroit, une seule saisie.

Ce que vous regardez

Ces écrans sont des illustrations, pas des captures d'un outil livré. Les affaires, les montants et les noms sont inventés ; aucun client réel n'y figure. Ils montrent la forme que prendrait la mécanique, pas un produit à acheter : le vôtre serait dessiné à partir de votre façon de travailler.

Les écrans

Six écrans, dans l'ordre où le travail les traverse

Chaque écran ne montre que ce qu'un métier a besoin de voir. Le reste existe, ailleurs, pour quelqu'un d'autre.

Planche A Tableau de bord du chargé d'affaires

Tableau de bord de suivi d'affaires : engagé, facturé, restant à faire et marge moyenne, tableau des affaires en cours avec leur avancement et leur marge dont une signalée sous le seuil, points à traiter et charge des équipes.
Données fictives, aucun client réel.

Une marge qui décroche se voit le jour où elle décroche, pas au bilan. L'alerte sur l'entrepôt vient des heures pointées l'avant-veille. Personne ne l'a calculée à la main.

Planche B Chiffrage et bibliothèque d'ouvrages

Chiffrage d'un devis : lignes d'ouvrages avec quantité, déboursé, temps de pose et prix de vente ; panneau affichant déboursé sec, frais généraux, marge visée et marge obtenue recalculées à chaque ligne.
Données fictives, aucun client réel.

Vos ouvrages composés, vos remises fournisseurs, votre taux horaire. La marge se lit pendant qu'on chiffre, et l'outil compare le temps de pose annoncé à celui réellement passé sur les chantiers d'avant.

Planche C Planning des équipes

Planning hebdomadaire par technicien : chantiers en barres sur les jours concernés, dépannage inséré en cours de semaine, congés validés, et une affectation bloquée pour habilitation manquante.
Données fictives, aucun client réel.

Le dépannage inséré mardi matin n'oblige à rien retaper : l'affaire perd une demi-journée, le technicien voit sa semaine changer, le compteur d'heures suit. Une habilitation manquante bloque l'affectation avant le départ, pas sur place.

Planche D Le terrain, sans ressaisie

Rapport d'intervention rempli sur le téléphone du technicien (heures, matériel posé, photos, observation, signature du client) et ce que cette seule saisie déclenche dans l'affaire, la paie, la facturation et le dossier de fin de chantier.
Données fictives, aucun client réel.

C'est l'écran qui porte tout le reste. Une information entrée une fois sur le chantier alimente l'affaire, la paie, la facturation et le dossier de fin de chantier. Les heures faites hors devis sont l'exemple type de ce qui se perd quand le circuit passe par le papier.

Planche E Situation de travaux mensuelle

Situation de travaux : avancement poste par poste repris du chantier, avenant intégré, puis décompte avec révision de prix par index, compte prorata, retenue de garantie et net à payer, plus l'historique des situations précédentes.
Données fictives, aucun client réel.

L'avancement vient du chantier, l'avenant est déjà dans le tableau, l'index de révision s'applique seul, et un contrôle vérifie que rien ne traîne avant l'édition.

Planche F Achats et rapprochement fournisseurs

Rapprochement des factures fournisseurs : chaque facture confrontée à la commande et au bon de livraison, seuls les écarts remontent, avec l'affaire concernée et la décision à prendre.
Données fictives, aucun client réel.

Une remise mal appliquée, un reliquat facturé d'avance, un article livré sans commande : sur quarante-sept factures, personne ne les voit à la main. Ici, seules les lignes fausses remontent.

Périmètre

Ce que l'application fait

Le périmètre d'une première version utilisable en production. Chaque bloc peut être livré seul : on commence par celui qui vous coûte le plus cher aujourd'hui, et le suivant s'y raccroche.

01

Bibliothèque d'ouvrages

Vos ouvrages composés, vos remises par famille et par fournisseur, vos temps de pose. Un prix d'achat qui change signale les ouvrages qui l'utilisent.

02

Chiffrage et devis

Découpage en lots, quantitatif, déboursé sec, frais généraux, marge visée. Duplication d'un devis passé, variantes, options chiffrées à part.

03

Suivi d'affaires

Engagé, facturé, restant à faire, marge à date, affaire par affaire. Avenants intégrés au marché initial. Alerte quand une marge passe sous le seuil que vous fixez.

04

Planning des équipes

Affectation à la demi-journée, absences, dépannages insérés en cours de semaine. Contrôle des habilitations avant affectation.

05

Heures de chantier

Saisies sur place, imputées à l'affaire et au poste, distinguant ce qui est au devis de ce qui ne l'est pas. Paniers, trajets, zones. Export vers votre logiciel de paie.

06

Rapports d'intervention

Matériel posé, photos horodatées, observations, signature du client sur l'écran. PDF envoyé avant le retour au dépôt. Fonctionne hors réseau.

07

Situations de travaux

Avancement par poste repris du chantier, révision de prix par index, compte prorata, retenue de garantie, cumul. Contrôle de cohérence avant édition.

08

Travaux supplémentaires

Ce qui a été fait hors devis remonte pour validation au lieu de disparaître. Devis complémentaires liés à l'affaire d'origine.

09

Achats et rapprochement

Commandes depuis le besoin de l'affaire, réception des bons de livraison, confrontation à la facture. Seuls les écarts remontent.

10

Dossier de fin de chantier

DOE, PV de réception, réserves et leurs levées, attestations de conformité, fiches d'autocontrôle. Classés à l'affaire, retrouvables des années après.

11

Maintenance et contrats

Échéances de visites périodiques, contrats de maintenance, relances. Un contrat qui arrive à terme se voit trois mois avant.

12

Espace client

Optionnel. Le client suit l'avancement de son chantier et retrouve ses rapports signés sans passer un appel.

Comparaison

Sur mesure ou logiciel du marché

Les suites de gestion pour le bâtiment existent et certaines sont bonnes. La question n'est pas de savoir laquelle est la meilleure, mais laquelle correspond à votre façon de travailler, et ce que ça coûte de plier votre façon de travailler à la sienne.

Ce qu'une suite du marché fait mieux

  • Le coût d'entrée. Quelques dizaines d'euros par utilisateur et par mois, disponible demain matin. Un développement sur mesure demande un investissement de départ.
  • La comptabilité et le réglementaire. Facturation électronique, normes qui bougent : une suite les suit pour tous ses clients à la fois.
  • Vous n'êtes pas le seul client. Une fonction utile à mille entreprises finit par exister sans que vous la payiez.
  • Un socle éprouvé. Les fonctions de base ont été testées par des milliers d'utilisateurs avant vous.

Ce que le sur mesure fait mieux

  • Votre mécanique, pas la sienne. Vos ouvrages composés, vos coefficients, votre découpage de lots, votre façon de compter les heures. Aucun contournement à inventer.
  • Ce qui reste sur Excel à côté. C'est le vrai test : dans presque toutes les entreprises équipées d'une suite, un tableur survit pour ce que la suite ne sait pas faire. C'est exactement ce qu'on remplace.
  • Rien de ce dont vous n'avez pas besoin. Pas de modules inutilisés dans le menu, pas de champs obligatoires qui ne veulent rien dire chez vous.
  • Le coût ne suit pas vos effectifs. Une licence par utilisateur coûte de plus en plus cher à mesure que vous embauchez. Un outil qui vous appartient, non.
  • Vous êtes propriétaire. Du code et des données. Pas de migration douloureuse si vous changez d'avis, pas d'augmentation tarifaire subie.
  • Un seul interlocuteur. Celui qui a compris votre métier est celui qui écrit le code et celui que vous rappelez dans deux ans.

Quand il ne faut pas partir sur du sur mesure

Si votre besoin est standard et qu'une suite du marché le couvre à quatre-vingt-quinze pour cent, prenez la suite. Je vous le dirai au premier échange plutôt qu'au bout de trois réunions. Le sur mesure se justifie quand votre façon de travailler est un actif, quand c'est elle qui vous fait gagner des affaires, et qu'aucun outil ne la respecte.

La troisième voie existe aussi, et c'est souvent la bonne : garder votre comptabilité et votre paie là où elles sont, et construire sur mesure uniquement la partie affaires, chantier et terrain, qui dialogue avec le reste. C'est le périmètre des six écrans ci-dessus.

La suite

Ces écrans valent pour une entreprise type. Le vôtre commencerait par un échange où vous me décrivez comment vous travaillez aujourd'hui, y compris les tableurs que vous ne montrez à personne.