Sortir de WordPress et de SureCart
SureCart gère les abonnements à sa façon : ses formules, ses écrans, ses relances. Tant qu'une activité entre dans ce cadre, l'extension fait le travail. Celle-ci n'y entrait plus, et chaque écart se réglait par des bricolages qu'une mise à jour pouvait défaire du jour au lendemain.
La boutique a été redéveloppée en Next.js, avec Tailwind pour l'habillage. Les formules trois et six box, le paiement en une ou plusieurs fois sans surcoût, la livraison comprise dans le prix affiché : ce sont des règles écrites pour cette boutique, et non des cases à cocher dans un module.
Une charte redessinée de bout en bout
L'ancienne boutique ressemblait à son thème. Caroline voulait retrouver les couleurs de Scrapmouset, son autre boutique : la nouvelle reprend cette famille de teintes et la tourne vers la box. Papeterie et rose poudré, titres à empattements, photos des éditions en pleine lumière.
Ce n'est pas de la décoration. Une box créative se vend sur l'envie, et l'envie passe par la page avant de passer par le carton.
Reprendre l'existant : les clientes, les abonnements, les factures
Le vrai défi d'une refonte n'est pas la page d'accueil, c'est ce qu'il y a derrière. Les comptes clientes, les abonnements en cours avec le rang de chaque box dans la formule, les commandes passées et les factures déjà émises : tout devait arriver dans la nouvelle boutique, à jour et sans doublon.
Une abonnée qui en est à sa quatrième box sur six devait la retrouver à sa quatrième box le lendemain de la bascule, avec ses factures précédentes téléchargeables. C'est la partie invisible du projet, et celle qui décide si la bascule se passe bien.
Les factures ont été refaites au passage : la formule et le rang de l'édition y figurent, la livraison comprise apparaît comme telle, et l'échéancier du paiement en plusieurs fois se lit sur le document, réglé par réglé.
Un back-office qui suit l'activité, pas seulement les commandes
C'était la demande principale de la gérante : à chaque édition, savoir qui reçoit quoi sans reconstituer la liste à la main. L'administration de la boutique ouvre donc sur l'édition en cours (combien de box préparées sur combien d'abonnées) puis sur la liste des envois, une ligne par abonnée, avec sa formule, le rang de sa box dans la formule, son point relais et l'état de son colis.
Ce que le tableur ne disait pas se lit maintenant d'un coup d'œil : les réabonnements qui arrivent à échéance, les cartes bancaires expirées, les adresses incomplètes. Ce sont les trois choses qui font qu'un colis part en retard, et elles remontent avant l'expédition plutôt qu'après.
Le reste suit la même règle : nouvelle édition, contenu, photos, mise en vente, tout se fait sans développeur. Un site qu'on ne peut pas tenir soi-même redevient vite un site qui n'est plus à jour.
Côté cliente : savoir où on en est, sans écrire un courriel
Une abonnée se pose toujours les mêmes questions : où j'en suis dans ma formule, quand part la prochaine, où elle sera livrée. Son espace y répond d'un coup d'œil, avec le parcours des six éditions (celle reçue, celle qui arrive, celles à venir), la date d'expédition annoncée, le suivi du colis et le point relais choisi.
La communication des envois a été revue dans le même mouvement : un courriel à la préparation, un autre au départ du colis avec son numéro de suivi. Ce sont les deux moments où l'on se demande si sa box arrive, et ce sont autant de messages que la gérante n'a plus à écrire à la main.
Cisou, l'assistante qui répond avant qu'on écrive
Une boutique par abonnement génère toujours les mêmes questions, et elles tombent souvent le soir : « où en est ma box ? », « je peux changer de point relais ? », « c'est quand, le prochain prélèvement ? ». Cisou, l'assistante installée dans la boutique, y répond tout de suite, à partir des données de l'abonnée connectée, ses box, ses dates, ses paiements.
Avec une limite posée dès le départ : elle ne modifie rien elle-même. Elle montre où le faire, et passe la main à Caroline quand la question n'est plus dans ses compétences et qu'elle ne sait pas répondre. Un assistant qui agit à votre place sur une formule prépayée, c'est le meilleur moyen de créer le litige qu'on voulait éviter.
Ce qui reste passe par la messagerie de l'espace client, avec une réponse annoncée sous 48 heures ouvrées. Caroline répond une fois, au bon endroit, au lieu de retrouver la même question dans trois boîtes différentes.