Méthode21 juin 20265 min de lecture

Livrer un module utile en trois semaines, puis construire le reste

Le projet informatique qui échoue suit toujours le même scénario : on liste tous les besoins, on chiffre l'ensemble, on développe six mois, et on livre en une fois un outil que personne n'a jamais essayé pour de vrai.

Pourquoi le projet tunnel casse

Parce qu'entre le cahier des charges et la livraison, deux choses ont changé : votre organisation, et votre compréhension de ce dont vous avez besoin. On ne sait vraiment ce qu'on attend d'un outil qu'après l'avoir utilisé. Tout ce qui a été spécifié avant est une hypothèse, souvent juste, parfois complètement fausse, et sans moyen de savoir laquelle avant la fin.

S'ajoute un effet humain : au bout de six mois sans rien voir, l'équipe a cessé d'y croire. L'outil arrive dans l'indifférence, ou dans la méfiance.

Commencer par le point qui fait le plus mal

La première question que je pose n'est pas « de quoi avez-vous besoin ? » mais « qu'est-ce qui vous fait perdre le plus de temps cette semaine ? ». La réponse est concrète, tout le monde dans l'entreprise la connaît, et elle désigne le premier module.

Trois à six semaines plus tard, ce module tourne, avec vos vraies données. Pas une démonstration : l'outil que vos équipes utilisent le lundi matin.

Un module utilisé rapporte deux choses : du temps gagné tout de suite, et la liste des vraies priorités suivantes, écrite par l'usage, pas par une réunion.

Ce que ça change pour votre budget

Vous engagez le coût d'un module, pas celui d'une plateforme. À la fin, vous décidez : on continue, on ajuste, ou on s'arrête là parce que ça suffit. Ce dernier cas arrive plus souvent qu'on ne le croit, et c'est une réussite, pas un échec.

L'ordre importe plus que le total : quatre modules livrés l'un après l'autre coûtent à peu près le même prix que les quatre livrés ensemble, mais le premier a commencé à rapporter cinq mois plus tôt.

Ce que ça demande de votre côté

Trois choses, et ce sont les seules : une personne joignable qui décide quand il y a un arbitrage, l'accès à un exemple réel de vos données, et une heure toutes les deux semaines pour regarder ce qui est fait. C'est peu, mais ce n'est pas négociable : un projet sans interlocuteur dérive, quelle que soit la méthode.

Vous voulez savoir par quel module commencer ? Racontez-moi votre semaine. Voir aussi Applications métier & automatisations.

Dans cet article

Un cas qui ressemble au vôtre ? Parlons-en.

Trente minutes au téléphone ou en visio, sans engagement. Et si votre besoin ne justifie pas de développement, je vous le dirai.

Décrire mon projet contact@espritdclik.fr

Je vous réponds personnellement dans les meilleurs délais.